L’erreur que fait peut-être votre conseiller financier et pourquoi vous ne devez pas l’écouter ?

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Si vous travaillez avec un conseiller financier ou si vous suivez les conseils de la presse pour sélectionner vos investissements, alors vous faîtes certainement une erreur qui peut vous coûter très cher.

Les conseillers financiers comme la presse spécialisée possèdent beaucoup de connaissances sur l’économie et sur son fonctionnement. Certains d’entre eux passent énormément de temps à analyser la conjoncture, les marchés et l’économie mondiale dans le but de comprendre la situation et d’en tirer des conclusions pour les évolutions à venir.

Le problème avec ces analyses, c’est que même si elles sont très intéressantes et très pertinentes et même si sur le fonds elles sont tout à fait exactes, dans la réalité, le marché s’en fiche et n’en fait qu’à sa tête !

Prenons par exemple les analyses de M. Guillaume Fonteneau du « blog patrimoine » (blog très instructifs). Ses conseils comme ici nous poussent plutôt à rester en dehors des marchés financiers. Ses analyses sont tout à fait pertinentes et logiques.

Pourtant, les marchés financiers en ont décidés autrement depuis Janvier 2015 et toute personne qui a manquée la hausse de Janvier à Mars 2015 mettra beaucoup de temps à rattraper son retard.

De nombreuses études ont montrées que les investisseurs particuliers qui essayaient d’optimiser leur timing (c’est à dire le fait d’augmenter ou de réduire leur exposition au marché en fonction de leurs projections) avaient un impact négatif sur leur portefeuille.

C’est à dire que ces personnes auraient mieux fait de rester investies en permanence sur le marché sans modifier leur portefeuille pour obtenir un rendement supérieur de plus de 2% par an sur 30 ans.

Une autre étude a montrée qu’un investisseur qui aurait investi 1 000 € en juin 1992 sur le CAC 40 aurait atteint 3 649 € en juin 2007. Si cet investisseur avait manqué les 10 meilleurs jours de bourse sur cette période, son investissement n’aurait atteint que 2 048 €. S’il avait manqué les 40 meilleurs jours, il aurait vu son investissement baisser jusque 648 € !

Comme nous pouvons le voir l’optimisation du timing boursier mène le plus souvent à l’échec. Essayer d’optimiser votre timing boursier risque non seulement de vous faire perdre de l’argent mais en plus de vous demander beaucoup de temps.

La solution qui marche, c’est tout d’abord d’arrêter de s’occuper de l’actualité et des différents conseils boursiers que l’on peut recevoir de toute part. Vous pouvez arrêter vos abonnements aux magazines financiers et fermer votre radio. Même les meilleurs conseillers ne peuvent pas prévoir l’évolution des marchés financiers.

Une fois que vous n’êtes plus perturbé par le bruit extérieur, vous devez vous concentrer sur la construction de votre portefeuille afin que celui-ci réponde à vos objectifs en terme de performance et de volatilité.

Plutôt que de vous concentrer pour savoir si les marchés financiers vont monter ou descendre dans les semaines ou les mois à venir, concentrez vous pour savoir en cas de baisse des marchés, quel sera l’impact sur votre portefeuille ? Si cet impact ne correspond pas à vos objectifs et à votre profil de risque, alors vous devez revoir la répartition de votre portefeuille.

Cette stratégie a déjà fait ses preuves à plusieurs reprises et de nombreux gérants qui basent leur stratégie sur l’allocation d’actifs obtiennent des résultats exceptionnels depuis de nombreuses années avec une volatilité très faible et très peu d’années de perte.

Parmi eux, on peut citer par exemple Ray Dalio qui gère le plus gros fonds d’investissement de la planète ou encore David Swensen qui gère les fonds de l’université de Yale depuis 1985.

D’autres stratégies d’investissement basées sur l’allocation d’actifs plutôt que sur le market timinig ont été développées par plusieurs auteurs investisseurs ou gérants et obtiennent toutes des résultats similaires, que ce soit en terme de performances ou de volatilité.